Une question taxonomique récente a porté sur la Vipère à cornes de Böhme (Cerastes boehmei), décrite d'après un unique spécimen tunisien collecté en 1991 et distinguée de la Vipère des sables (Cerastes vipera) par des touffes d'écailles formant de petites couronnes au-dessus des yeux27. Sa validité a été mise en doute dès le départ, plusieurs auteurs voyant dans ces cornes une anomalie d'écaillure. Les travaux génétiques menés sur le spécimen collecté le placent au sein de Cerastes vipera, ce qui invalide Cerastes boehmei28.
La seule sous-espèce jamais décrite, Cerastes vipera inornatus Werner, 1929, reposait sur des animaux dont la queue était de la couleur du corps et dont les 27 rangs d'écailles dorsales tombaient dans la variation de l'espèce2. Elle a été invalidée il y a plus de soixante ans17, et l'espèce est aujourd'hui considérée comme monotypique10.
Une question reste débattue. Les données mitochondriales séparent l'espèce en un groupe tunisien, un groupe du Néguev et un très large groupe saharien qui inclut les animaux marocains, mais les relations entre les trois ne sont pas résolues28. La différence de coloration entre les animaux de l'Atlantique marocain et ceux des ergs intérieurs a été avancée comme raison d'examiner les populations marocaines sur les plans morphologique et génétique4.











